Stratégie IA pour PME suisses romandes
Structurer l'IA, préserver la mémoire

Axiorix
Yan Allemann - Fondateur
Avant de parler d'IA, j'ai passé 20 ans sur le terrain
Dix ans dans l'industrie technique :
Armoires industrielles et data centers chez WISAR, électronique et composants critiques (automobile, aérospatial, robotique) chez Novitronic, puis câbles spéciaux chez Helukabel.
Des environnements où l'erreur n'est pas une option : Armasuisse, CERN, Bobst, Nestlé Nespresso, APCO Technologies. Dans ces contextes, on ne "vend" pas. On structure. On arbitre. On livre.
Vingt ans comme responsable Suisse romande :
Au contact direct des ateliers, chantiers, acheteurs, bureaux d'ingénieurs et directions.
J'ai aussi dirigé une PME de matériaux de construction. Là, ce n'était pas du laboratoire ni du slide PowerPoint : c'était des marges serrées, des délais, des chantiers exigeants, des gens qui comptent sur vous.
En 2023, j'ai vu l'IA arriver dans les PME suisses. Et j'ai vu le réflexe classique : on installe un outil pour gagner du temps, sans mesurer ce qu'on est en train de donner.
C'est exactement là que j'aide les PME romandes à agir avec stratégie.
Le problème que vous n'avez pas encore mesuré

Votre équipe utilise :
ChatGPT pour reformuler des devis.
Claude AI pour résumer des réunions clients.
Copilot de Microsoft pour analyser vos données financières.
Vous gagnez du temps, mais votre singularité s’affaiblit.
Chaque requête envoyée à un modèle générique dilue progressivement votre vocabulaire et votre manière de penser. L’IA imite le web, pas votre expertise.
Le risque principal n’est pas technologique : c’est la dépendance.
Vous externalisez votre mémoire d'entreprise à des algorithmes qui ne comprennent pas votre métier.
Vos 20 ans d'archives clients, votre jargon, vos processus : ils n'existent pas dans leur mémoire.
Et quand tout le monde utilise les mêmes modèles génériques, tout le monde se ressemble.
L'oubli du modèle devient l'oubli de l'entreprise.
La différence disparaît. Silencieusement.
Ce qu'une stratégie IA doit résoudre
Une stratégie IA, c'est pas
automatiser pour automatiser.
C'est arbitrer entre quatre tensions rarement dosées
1. Vitesse vs Précision
Les modèles génériques sont rapides. Les modèles spécialisés sont justes.
Identifiez où la vitesse suffit et où la précision est vitale.
2. Stockage vs Souveraineté
Microsoft, Google, AWS : sociétés américaines, soumises au CLOUD Act. Vos données en Suisse ? Accessibles par les autorités US sur demande.
Le stockage local rassure. La dépendance juridique demeure.
Alternative Suisse : Infomaniak, Exoscale. Juridiction 100% suisse.

3. Générique vs Sectoriel
Un modèle entraîné sur le web imite le monde.
Un modèle entraîné sur votre secteur comprend votre métier.
L’écart de performance n’est pas marginal : il structure la qualité.
4. Dépendance vs Autonomie
-
Prévoir un plan B pour trois éléments : vos données, l’outil IA, l’hébergeur.
-
Le contrat doit permettre de récupérer vos fichiers et de partir sans obstacle.
-
Test annuel : changer un composant sur un échantillon réduit.
Ces arbitrages ne relèvent pas de la technologie.
Ce sont des choix de gouvernance.
Exactement comme lorsque vous négociez un contrat fournisseur.
L'approche suisse
(et pourquoi elle a du sens)
La Suisse n'a pas d'AI Act global. Elle régule par secteur : FINMA (finance), Swissmedic (santé), SECO (économie), le tout encadré par la LPD révisée (nLPD, 2023) qui impose transparence et sécurité des données.
Le CSCS/Alps (ETH Zurich) illustre l’ambition suisse d’IA souveraine, encore majoritairement au stade académique.
Pour une PME romande : intégrer l'IA en respectant la LPD, sans dépendance aveugle aux écosystèmes fermés.
Architecture hybride pragmatique :
→ Usage courant : ChatGPT Enterprise, Claude API, Copilot 365 (DPA signé + audit des journaux + clauses de réversibilité contractuelle)
→ Données sensibles : modèles open source (Llama, Mistral) sur infrastructure suisse — Infomaniak, Exoscale
→ Mémoire institutionnelle : RAG interne ou solutions intégrées (SharePoint, Notion Business)
La Suisse construit des ponts audités, pas des murs numériques.


Comment on travaille ensemble
Pas de grand soir technologique. Pas de révolution numérique.
Juste une gouvernance qui préserve ce qui compte.
Voici le processus :
→ Cartographier ce qui part sans que vous le sachiez
Quelles données sortent de l'entreprise? Vers quels modèles ? Quelle dépendance se crée ?
→ Mesurer la perte d'expertise
Temps gagné, précision perdue, risque réglementaire ajouté.
→ Arbitrer entre vitesse et précision
Identifier ce qui peut rester générique et ce qui doit devenir spécifique à votre métier.
→ Construire une architecture hybride
Adaptée à votre réalité, pas à un modèle théorique.
→ Déployer progressivement
Sans casser l'existant.
Tout ça se fait avec vos équipes, pas à leur place.
Ce que je ne fais pas
Je ne vends pas d’outils, je ne fais pas de démonstrations PowerPoint et je ne promets pas de transformations instantanées.
Je structure. J’arbitre. Je transfère les compétences.
Comme dans un projet industriel : on analyse, on choisit, on déploie.
Votre équipe reste maître du jeu.
Un échange suffit pour voir ensemble comment intégrer l'IA dans votre PME romande et jusqu'où aller, raisonnablement, pour démarrer.
Les PME suisses n’ont pas besoin d’automatisation arbitraire. Elles ont besoin de précision.








